Le week-end dernier, j'ai réalisé un stage de conduite à Marseille : je me suis retrouvé au volant d'une Audi R8 . J'ai réalisé ce rêve lors d'un stage de pilotage à Nantes, et j'ai pu la tester dans les meilleures conditions possibles : sur un circuit spécial où j'ai pu constater qu'elle envoyait du lourd. Je vous laisse imaginer dans quel état j'étais. Cette découverte m'a redonné le plaisir de la route. J'aime la conduite. Quand mes petits camarades rêvaient tous de devenir pompiers ou astronautes, je rêvais de devenir chauffeur de taxi. Mais ces dernières années, je dois reconnaître que je ne ressens plus autant de plaisir sur la route. Avec les bouchons et les réductions de vitesse, la conduite est devenue carrément barbante. C'est vraiment la règlementation qui fout tout en l'air, à mon avis. Autrefois, la conduite automobile était source d'excitation. Je me rappelle que plus jeune, les limitations de vitesse étaient dix fois moins présentes. Et puis des réglementateurs ont pondu des lois. J'ai conscience que nous sommes trop nombreux pour conduire comme on veut. Mais nous évoluons dans une société de plus en plusdiscipliné. Si on persiste sur cette trajectoire, il est probable que nous devrons avoir un casque intégral à tous les passagers. Et si cette pensée vous semble trop extraordinaire, observez ce qui se passe autour de vous. Le pire, c'est que cette protection, c'est qu'elle est contre-productive. On le voit bien avec les allergies qui se sont répandues lorsque nous avons commencé à javelliser les maisons. Tout abus est malsain, et ce que les gouvernements font pour la sécurité routière est excessif. C'est simple : plus je vois une zone limitée à 30 km/h, je me sens soudain contestataire. Pour ceux qui seraient intéressés, voici le site sur lequel j'ai déniché ce stage de conduite. Ames sensibles s'abstenir ! En savoir plus en suivant le lien sur le site de l'organisateur: Les plus belles voitures.
vendredi 2 juin 2017
mardi 16 mai 2017
Maintenant au boulot!
La victoire d'Emmanuel Macron à l'élection qui vient de se terminer marque la fin d'une superbe aventure qu'il a su mener de main de maître. C'est surtout le début d'une nouvelle époque qui nous concerne et dans laquelle nous avons toutes et tous un rôle à jouer. Il ne suffit pas de prendre acte des coups subis par les deux formations traditionnelles, ni de la colère légitime qui boue dans le cœur de la moitié des Français. Il faut agir. Agir différemment. Agir quelle que soit notre place dans la société. Pris ensemble, ces deux éléments rendent indispensable une autre pratique de l'action politique. Indépendamment des partis et de l'État. C'est une nouvelle ère qui s'annonce. Qu'elle devienne réalité tient d'abord à nous. Pas question d'attendre 5 ans pour se prononcer une nouvelle fois. Les extrêmes l'ont bien compris qui veulent se refaire une beauté dans la rue. Mais, eux comme nous, n'avons pas que la rue. Elle n'est pas, en soi, illégitime. Elle n'est pas non plus le mode d'action le plus efficace. Sauf pour ceux qui auraient un projet insurrectionnel, mais alors qu'ils le disent. La gauche et la droite demeurent, bien évidemment, différentes mais tout aborder sous le prisme de l'opposition qui peut en résulter ne nous sert pas à grand-chose. Je pense plutôt à tout ce que l'on voit éclore chez ceux qui ne partent de rien, qui se lancent, qui s'engagent en tant que citoyens. Au-delà des élus, les conditions sont réunies pour que la société civile composée des salariés, fonctionnaires, demandeurs d'emploi, entrepreneurs, commerçants, artisans, agriculteurs, associations, syndicats, étudiants ou encore retraités, se réapproprie le débat politique par l'action. Point n'est besoin d'attendre que l'État se dégraisse, que le gouvernement bouge, pour s'attaquer à un projet de transformation locale comme la transformation d'une rue ou la création d'un espace vert. Nous venons de sortir de l'époque où tout passait par des organisations hiérarchiques. Nous pouvons nous rejoindre, nous connecter les uns aux autres pour agir ensemble, faire bouger un petit peu le schmilblick dans les espaces et les domaines, auprès des gens qui sont à notre portée. Et, ensemble, nous portons très loin. Ils n'ont pas tort ceux qui disent qu'un échec de ce Président pourrait nous apporter le FN en 2022 (j'aurais plutôt tendance à parier sur Jarnac-Philippot que sur la décevante héritière que nous avons vu lors du débat de la semaine dernière). Et ça pourrait être bien pire encore. Tout le problème, avec les mélenchonistes, en tous cas, c'est qu'ils semblent décidés à tout faire pour qu'il en soit ainsi, c'est-à-dire à faire le lit de l'extrême droite. Chacun sa stratégie. Vous pouvez en adopter une autre: nous avons un autre choix que la rue ou les chapelles (aussi grandes soient-elles). Nous pouvons agir concrètement, ici et maintenant, aujourd'hui et devant notre porte. J'ai choisi de le faire dans le cadre d'En Marche! parce que j'ai confiance dans le programme et les propositions faites, mais aussi parce que c'est un mouvement jeune, plus horizontal que beaucoup d'autres, dans lequel les militants sont connectés horizontalement dans de multiples réseaux, et dans lequel on peut espérer se faire entendre. Surtout quand on agit. Mais quel dommage s'il fallait être membre d'En Marche pour pouvoir participer à la refondation d'une France plus dynamique, plus européenne, plus ouverte. Chacune et chacun peut le faire où bon lui semble, ou plutôt, où il ou elle voit que ça urge le plus. Le secret est de se connecter, de faire sans entendre, d'agir ensemble là où le village, le quartier, la ville, l'entreprise, l'administration, la famille a mal. "Ensemble", un mot clé du programme de Macron dont nous pouvons faire un des mots d'ordre de nos actions convergentes avec les mots "élan", "audace" et même "résistance". Discutons-en sur des projets concrets plus qu'en nous basant sur des a priori idéologiques. Connectons-nous entre individus, entre associations, entre projets... et nous aurons tiré le meilleur parti de la porte qui vient de s'ouvrir. C'est d'abord cela l'esprit de conquête. Nous venons de reprendre une belle place dans l'imaginaire des peuples et des nations. Donnons-lui corps et contenu, avec des mots toujours, mais aussi avec des actions. Pour paraphraser un vieil adage vietnamien: transformons l'espoir en faits concrets.
vendredi 14 avril 2017
Présidentielle: Le Drian confirme son soutien à Macron
Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a confirmé vendredi dans Ouest-France son soutien à Emmanuel Macron (En Marche!), un ralliement de poids critiqué par le socialiste Benoît Hamon qui accuse ce pilier du gouvernement de trahir le vote de la primaire PS. M. Le Drian, qui avait annoncé sa décision jeudi à des élus du Conseil régional de Bretagne, la dévoile publiquement dans une interview au quotidien breton. « Je soutiens Emmanuel Macron mais je reste socialiste, je ne suis pas membre d’En Marche ! », tient-il à mettre au point dans cet entretien. Il fait l’éloge d’un candidat qui « allie le volontarisme – refuse l’inaction, la rente, le déclinisme – et le pragmatisme en proposant des actions réalistes et financées ». « Mon choix est conforme à mon histoire, à mes convictions », et face au risque que « la candidate du Front national soit en tête au premier tour (…), Emmanuel Macron est pour moi le seul qui porte les valeurs qui sont les miennes », insiste le président de la région Bretagne. C’est le seul ralliement qu’avait publiquement souhaité le candidat d’En Marche!. « Je suis toujours heureux qu’il y ait des femmes et des hommes de conviction qui nous rejoignent », a réagi par avance M. Macron, jeudi dans l’Yonne. « Jean-Yves Le Drian, c’est un responsable politique pour lequel j’ai beaucoup de respect et qui, en Bretagne, a construit justement une majorité de projet qui est assez voisine de la démarche qui est la nôtre », a-t-il relevé. S’il ne « constitue pas une surprise », ce ralliement est un coup dur pour Benoît Hamon, qui peine à rassembler sa famille politique, et qui présentait justement jeudi ses propositions en matière de défense. « Il n’est pas acceptable, en démocratie, que des responsables politiques ne s’accommodent du vote des électeurs que lorsque celui-ci leur convient », ont écrit dans un communiqué ses porte-parole. « Le ministre de la Défense annonce son départ chez Macron le jour où Benoît Hamon parle aux armées. C’est moche », a résumé dans un tweet l’ancienne ministre et actuelle députée du Finistère Marylise Lebranchu, qui avait signé avec une centaine d’élus bretons une tribune en soutien à M. Hamon il y a une quinzaines de jours. M. Hamon n’a pas commenté la décision de M. Le Drian, mais il ne s’est pas privé de critiquer une des propositions phares de M. Macron en matière de défense, la création d’un service militaire obligatoire d’une durée d’un mois. « Je ne suis absolument pas favorable au retour du service militaire obligatoire, parce que les armées n’en veulent pas », a déclaré M. Hamon à la presse, en marge de sa visite à Strasbourg. « Je pense que c’est inefficace (…) Je pense que c’est coûteux », a fustigé le socialiste. Tenant de l’aile gauche du PS, M. Hamon, lui aussi Breton, n’aura pas su convaincre cet ancien professeur d’histoire âgé de 69 ans, ex-maire de Lorient et député du Morbihan. C’est en revanche une prise de choix pour M. Macron. Alors que l’entourage de M. Macron admet que le candidat présente quelques faiblesses sur les questions régaliennes, le renfort de M. Le Drian, qui suit celui de Dominique Perben, ex-ministre de la Justice de Jacques Chirac, conforte son image. Reste à savoir quelle position occupera M. Le Drian dans les semaines et mois à venir. « Il ne fera pas campagne », assure un lieutenant de M. Macron. Sans condamner la décision de son ministre, le chef du gouvernement Bernard Cazeneuve a prévenu jeudi qu’il ne tolérerait pas que ce choix le conduise à négliger ses responsabilités gouvernementales. M. Le Drian conservera-t-il son portefeuille si M. Macron est élu? « Ce ne serait pas un mauvais choix, non? » répond un proche de M. Macron. Il s’agit du troisième ministre de gouvernement à rejoindre M. Macron, après la secrétaire d’État à la Biodiversité Barbara Pompili (Ecologistes!) et le secrétaire d’État aux Sports Thierry Braillard, aussi vice-président du Parti radical de gauche (PRG). « Au rythme où vont les choses, les ralliements à Emmanuel Macron vont bientôt lui permettre de reconstituer une grande partie du gouvernement Valls », a raillé Bruno Retailleau (LR), coordinateur de la campagne de François Fillon. Outre le soutien de MM. Perben et Le Drian, Emmanuel Macron a aussi enregistré jeudi celui de l’ex chiraquien Philippe Douste-Blazy, et de l’ancien hollandais Frédéric Cuvillier. Deux partout.
mardi 11 avril 2017
L'Italie face au péril jeune
Les guerres sont souvent imputés aux inégalités sociales, mais on parle rarement des causes premières de ces violences. Et il y a peu, j'ai participé à un meeting à Bari , j'ai eu l'occasion d'entendre un démographe a démontré l'importance que pouvait avoir la démographie dans ces tensions. La personne y développait que la diminution du taux de natalité est à la fois cruciale pour le maintien de la paix sociale. A l'échelle planétaire, la natalité est en baisse depuis un moment. Mais dans certaines régions du monde échappent à cette baisse, et l'on remarque que ce sont justement ces régions particulièrement explosives, comme tout le sud du Sahara. La population y est en effet faire face à une croissance débridée, suite à une diminution de la mortalité n'a pas conduit à une réduction de la natalité. Or, les études ont montré que avec une proportion importante de jeunes en âge de se battre, il est pratiquement impossible de bâtir une démocratie. La violence seront donc un problème pour ces Etats pour des années. La transition démocratique ne sera envisageable qu'après une baisse de la natalité. Ce problèmeest en général sa source dans la question de l'amélioration de la condition féminine. Des études ont effectivement confirmé qu'une baisse du taux de natalité est la résultante des programmes d'alphabétisation intensif des jeunes filles. L'éducation et l'émancipation de la femme sont en fait la meilleure manière de diminuer, d'une part, la mortalité infantile et la natalité. La évolution démographique réussie. J'ai beaucoup apprécié ce petit séminaire. Les propos y étaient stimulants, mais l'organisation a suivi, ce qui a aidé à mettre tout le monde de se focaliser sur les idées. Encore une cause élémentaire qui est souvent ignorée. Je vous mets en lien l'agence qui a mis en oeuvre ce séminaire en Italie, si vous voulez jeter un coup d'oeil. Pour plus d'informations, allez sur le site du séminaire en Italie.
lundi 13 mars 2017
Le laser à électrons libres
Un appareil produit en Chine est capable de générer des impulsions de 140 milliards de milliards de photons par picoseconde, produisant le rayonnement ultra-violet le plus lumineux au monde. Des chercheurs chinois ont mis au point le laser à électrons libres le plus puissant du monde, annonce l'agence Chine nouvelle. Selon elle, les chercheurs travaillant pour l'Académie des sciences de Chine ont créé un appareil capable de générer des impulsions de 140 milliards de milliards de photons par picoseconde, produisant le rayonnement ultraviolet le plus intense au monde. Par ailleurs, la longueur d'onde peut être modifiée. Selon l'agence, cette technologie possède plusieurs domaines d'application, surtout dans l'étude des différents processus physico-chimiques. La déclaration de l'Académie des sciences chinoise, citée par l'agence, souligne que 90% composantes du laser ont été conçues et fabriquées en Chine.
vendredi 24 février 2017
Les fausses informations du Washington Post
Le journal américain The Washington Post a d'abord succombé à l'hystérie médiatique autour des prétendues attaques des «hackers russes», et voici le résultat: deux journalistes fustigent à présent le quotidien qu'ils accusent de fausses histoires. Est-il temps de choisir entre l'intox et la vérité ? Au cours des six dernières semaines, le Washington Post a publié deux histoires qui se sont révélées entièrement fausses, l'une concernant les Russes (bien sûr, qui d'autre !) piratant le réseau électrique américain du Vermont et l'autre concernant la Russie lançant une opération d'intox qui a exposé 200 millions de personnes à la propagande russe. Vendredi, lors de l'émission « Tucker Carlson Tonight », le présentateur Tucker Carlson et son invité, le journaliste de The Intercept Glen Greenwald, ont reproché au Washington Post leur récent recours à des fakes. « L'histoire vient de s'effondrer une étape après l'autre dans la plus grande humiliation possible », a déclaré M. Greenwald après avoir donné des explications sur la fausse information du Post consacrée au piratage d'un fournisseur électrique. « C'est vraiment embarrassant », a répondu le présentateur, cité par le magazine Rare. « Je parie qu'ils ont dû corriger la Une, et l'éditeur Marty Baron a dû apparaître à la télévision pour s'excuser. C'est ce qui s'est passé ? » L'invité a ironisé en précisant que le Post avait fait « une deuxième énorme bourde au cours des six dernières semaines. » Il a ensuite expliqué l'autre fake créé par le journal et a déclaré que le retrait du papier avait été perçu par une « infime partie des gens ». Ensuite, les deux interlocuteurs ont discuté de la manière dont les gens, qui sont sceptiques au sujet des prétendues attaques des « hackers russes », sont souvent condamnés comme étant sympathisants russes. « En fait, vous venez d'apprendre que le rapport publié aujourd'hui n'était qu'une autre série de conclusions révisées du Comité du renseignement, peut-être vraies ou non, mais qui n'étaient absolument pas accompagnées par des preuves », a déclaré M. Greenwald. « Nous ne devrions pas accepter les allégations du gouvernement quand elles ne sont pas accompagnées de preuves, c'est vrai, surtout quand les conséquences sont si grandes », a-t-il conclu.
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